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FEMME





ANAIS NIN

HENRY et JUNE - Les cahiers Secrets

"Il ronronne comme un chat. Il a le baîllement d'un tigre, toute la jungle crie son contentement. Sa voix vibre dans sa poitrine. J'ai posé ma tête là et j'écoute, comme j'écouterais un orgue. Je suis allongée sur le lit. Je porte une robe de dentelle, sans rien d'autre, parce qu'il aime me regarder. "Maintenant, dit-il, on dirait un Ingres". Je ne supporte pas d'être loin de lui. Je m'assois par terre. Il me caresse les cheveux. Il pose des baisers ailés sur mes yeux. Il n'est que tendresse, attention.

 

Nous avons épuisé notre désir cet après-midi. Mais il baisse les yeux et me montre sa verge dressée comme une lance. Il est lui-même surpris : "Je t'aime ; je ne pensais même pas à faire l'amour, mais rien que de toucher...". Il m'assoit sur ses genoux. Nous nous abandonnons à l'ivresse du baiser. Pendant de longues minutes, très longues, les yeux clos, seules nos langues se mêlent. Et puis son sexe en moi, les murs de la chair cèdent l'un après l'autre - étreinte, ouverture, martèlement. Nous nous roulons par terre jusqu'à ce que je n'en puisse plus et que je reste étendue là, criant "non". Mais, lorsqu'il m'aide à enlever ma robe et m'embrasse par-derrière, je saute sur lui, à nouveau pleine de feu... ".

Henry et June - Les cahiers secrets (Anaïs Nin)

 

Un ouvrage à savourer, lové(e)s dans un bon fauteuil, un parfum de lotus flottant dans votre salon, vêtu(e)s ou pas..., et Lui, ou Eux, ou Elle(s) dans la tête et... dans le corps... Je vous souris et vous souhaite une belle lecture.

20.11.07 07:56


Elle voulait offrir son corps...

 


Anaïs Nin Guiler voulait offrir son corps à Henry Miller comme un refuge de douceur et de sensualité, devenir son maître à aimer dans la liberté et l’harmonie.


 


Elle avait compris, à la façon dont il la touchait, caressait, envahissait doucement, le fond de sa vraie nature, tendre et romantique.


 


Aussi le laissait-elle absolument décider de leurs chorégraphies sexuelles, des rythmes, des dialogues, des atmosphères. Elle le suivait avec docilité, épousait ses lubies acceptait ses divagations, exauçait ses désirs.


 


Dans leurs ébats, elle se voulait multiple, précieuse, inégalable.


 


Elle voulait apprendre à faire l’amour avec technique et art, loin des tabous, des appréhensions.


 


D’après Françoise Rey, La Jouissance et l’Extasefficeffice" />

2.5.05 21:01


Anaïs et Henry sous le drap...

Isolée du reste du monde par ce drap qu'il avait rabattu sur eux, elle se sentait devenir précieuse, essentielle, au coeur de la vie, ignorée par l'extérieur. Au-delà du drap, le lit. Au-delà du lit, les murs et la chambre. Puis l'hôtel, les rues, Paris tout entier, la France, l'Europe, la terre, le cosmos.


L'oeil de ce cyclone formidable, de ce tourbillon géant qui vrombissait et s'organisait autour d'elle, c'était son coprs nu sous le corps d'Henry, et, plus précisément encore, plus finement, son sexe battant, la bouche de son sexe jusque-là soudé et qui, tout à coup, béait d'exaspération dans l'espoir du prodige.


Elle avait entre les cuisses la bonde palpitante, minuscule et démesurée, par où l'univers risquait de s'engloutir, il suffisait d'un rien, d'un mot, d'un geste infime, elle était au bord extrême de la merveilleuse catastrophe, luttant de toute son âme, de tout son ventre, de toutes ses forces pour la déclencher.


Elle avait levé les jambes, les avait nouées autour du torse d'Henry, avait amené à son exacte place, sous le membre puissant mais aveugle qu'il tendait vers elle, l'entrée magique de se caverne.


(Françoise Rey - La jouissance et l'extase) 

18.4.05 22:43


Anaïs Nin : l’érotisme est l’une des bases de la connaissance de soi, aussi indispensable que la poé

Née à Neuilly-sur-Seine le 21février 1903, Anaïs Nin était la fille du compositeur cubain Joaquín Nin y Castellano. Son enfance, cosmopolite et déracinée, lui donna le goût de l'errance et l'habitude des milieux artistiques; aussi le reste de sa vie fut-il partagé entre Paris et les États-Unis, où elle se trouva toujours au cœur de la vie intellectuelle. 

             


 

Amie de Henry Miller (dont elle préfaça Tropique du Cancer en 1934) et de son épouse June, elle entretint également une correspondance avec D.H.Lawrence. À Paris, où elle faisait partie de la communauté des intellectuels américains en exil, elle se lia avec le psychanalyste Otto Rank et eut une liaison avec Antonin Artaud. Elle mourut à LosAngeles le 14 janvier 1977.

 

            

 

 

6 août 1932

Oh ! Henry, ta lettre de ce matin m’a tellement remuée. Quand on me l’a donnée, je me suis sentie submergée par tous mes sentiments artificiellement refoulés. Le simple contact de ta lettre me provoquait la même émotion que lorsque tu m’avais prise tout entière dans tes bras. Tu devines alors ce que j’ai éprouvé en la lisant. Tu as trouvé tous les mots qu’il fallait pour me toucher et me conquérir et j’étais mouillée, et tellement impatiente que je vais tout faire pour gagner un jour. Je t’appartiens. Nous allons vivre une semaine comme nous n’en avons jamais rêvé. «le thermomètre va exploser.» Je veux sentir encore le martèlement violent au fond de moi, sentir le sang brûlant courir plus vite dans les veines, sentir le rythme lent, caressant, et puis soudain les coups violents, sentir l’excitation pendant les arrêts, quand j’entends des bruits de gouttes d’eau… et te sentir palpiter dans ma bouche, Henry. Oh ! Henry, je ne supporte pas de t’écrire – je te veux, comme une folle. Je veux écarter tout grand les jambes, je fonds, je tremble. Je veux faire des choses tellement folles avec toi que je ne trouve pas les mots pour en parler.

Anaïs

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Si tu veux en savoir plus sur cette femme libre, viens par ici, viens écouter sa voix, et bien plus...

3.4.05 01:19








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